Ce cycle de conférences vise à éclairer les mécanismes de la production et de la mobilisation de nouveaux récits civilisationnels par un nombre croissant d’acteurs de l’espace mondial.
Historia vero testis temporum, lux veritatis, vita memoriae, magistra vitae, nuntia vetustatis.
Cicéron
De « l’initiative pour une civilisation globale » avancée par la Chine à la « civilisation des civilisations » promue par la Russie, en passant par la multiplication des références de l’administration états-unienne au « déclin de la civilisation européenne », la notion de civilisation imprègne aujourd’hui de nombreux discours politiques et les imaginaires collectifs qui les sous-tendent.

Ce cycle de rencontres, organisé par la Bpi, la BULAC et l’Inalco, vise à éclairer les mécanismes de la production et de la mobilisation de nouveaux récits civilisationnels par un nombre croissant d’acteurs de l’espace mondial. En s’intéressant à la manière dont ces derniers prétendent simultanément caractériser et redéfinir l’organisation des sociétés et celle du monde, intégrer ou exclure, il est question d’analyser les représentations qui les structurent autant que les effets qu’ils génèrent. En faisant dialoguer chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales et praticiens et praticiennes de l’international, l’enjeu est de mieux comprendre qui articule ces nouveaux récits, et quels dispositifs président à leurs productions et à leurs diffusions, leurs réceptions ou leurs contestations. De ce point de vue, ce cycle propose d’étudier comment la mise en récits des « civilisations » s’entremêle aux logiques conflictuelles et reconfigure à la fois l’analyse des enjeux mondiaux, les modèles de gouvernance des sociétés et, plus largement, la notion de normes universelles.
La première rencontre intitulée « L’universel est-il partout ? » aura lieu le 19 mars 2026, de 19h00 à 20h30 à l’Auditorium du Pôle des langues et civilisations.

